| Place de Breteuil
Cette étrange construction, place de Breteuil dans le 7ème arrondissement, s’appelle un puits artésien. Il est destiné à extraire de l’eau qui se trouve prisonnière d’une nappe entres couches imperméables. Un nom qui trouve sa… source en 1126, date à laquelle les moines de l’abbaye de Lillers en Artois parviennent à faire jaillir de l’eau. Le puits artésien de Grenelle a été foré entre 1833 et 1841 par l’architecte Louis-Georges Mulot. Sa profondeur était de 548 mètres pour un diamètre de 17 cm seulement. A quelques dizaines du puits fut élevée une tour de 3 étages, faite de fonte, culminait à 43 mètres. L’eau y parvenait par une canalisation, de qualité comparable à celle d’eau de source. Elle partait par un système de siphon au réservoir du Panthéon. La tour a été détruite en 1903 et remplacée en 1904 par la statue en hommage à Pasteur qui se trouve toujours là . L’endroit exact du forage a été marqué par un monument, au milieu de la place Georges Mulot. Gérard Durand ajoute que "cette place, qui est de forme circulaire, a été tracée en 1782. La place de Breteuil est une place des 7ème et 15ème arrondissements de Paris. Elle porte le nom de Louis Charles Auguste Le Tonnelier, baron de Breteuil né en 1730, mort à Paris le 2 novembre 1807. Il fut ambassadeur de France en Russie (1760) ; ambassadeur de France en Suède (1766) ; membre de l’institut (Académie des Sciences 1785). Le baron de Breteuil remplit les hauts emplois de la diplomatie et fut nommé en 1873 ministre de la maison du roi de Paris en remplacement d’Amelot. Ministre sous Louis XVI, il remplaça Necker aux Finances après le renvoi de celui-ci. Il eut le mérite de se faire aimer des Parisiens, par plusieurs embellissements dont il orna la capitale ; les gens de lettres surtout et les artistes trouvèrent en lui un protecteur éclairé. Il réglementa l’usage des lettres de cachet, s’occupa de l’hygiène et de l’ordre de Paris. Ce fut sous son ministère que l’on commença à abattre les maisons sur les ponts. Le 24 décembre 1833, l’ingénieur Mulot commença à percer le sol. Le forage était effectué par une dizaine de chevaux attelés à un treuil. Mulot cherchait de l’eau. La capitale en manquait et Arago était persuadé qu’il en existait une nappe immense sous Paris. Le chantier de Breteuil donna des soucis. On espérait rencontrer l’eau à 400 mètres, très rapidement, mais il fallut sept ans pour la trouver à 548 mètres. L’événement se produisit à 14 h 30, le 26 février 1841. Un jet de boue monta des profondeurs et inonda le chantier. Tout Paris voulut être témoin du triomphe de la science et accourut. Trois cent mille personnes barbotèrent. Le jet fut domestiqué dans un tube haut de 42,85 mètres, autour duquel s’enroula un escalier de 150 marches conduisant à une plate-forme. Ce fut la “ Colonne de Breteuil ”, oeuvre de Delaporte. Le puits donna de 900 à 1060 mètres cubes par jour, mais bientôt plus que 600 et moins encore par la suite. En 1915 le puits fut tari”. " . Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac ! Les photos ont été prises ici. Vers 1900 - mai 2009 |
