| Rue Croulebarbe
Située dans le 13ème arrondissement, la rue Croulebarbe a bien changé depuis le début du 20ème siècle. Ne subsiste que la maison à l’angle de la rue Croulebarbe, juste après l’arbre vert foncé à l’arrière plan. La rue Croulebarbe, d’où ont été pris les clichés, bifurque à droite à cet endroit pour monter vers l’avenue des Gobelins. Tout droit, on trouve la rue rue Berbier du Mets, qui s’appelait avant 1935 la ruelle des Gobelins (comme indiqué sur la carte postale ancienne), et longeait la rivière de la Bièvre. « Au cabaret Grégoire » existe toujours, même si la maison a été reconstruite et la table devenue une belle adresse pour spécialités basques. Au 19ème siècle, cette enseigne était très courues des romantiques, et Madame Grégoire connue pour louer ses services et ceux de ses serveuses. Non, pas uniquement pour les plaisirs de la table… Gérard Durand ajoute que "plusieurs titres de 1214 font mention du moulin de Croulebarbe sur la rivière de Bièvre ; d’autres, en 1243, parlent des vignes de Croulebarbe. Cette rue doit son nom à un notable, le sire Jean de Croulebarbe, qui possédait des terres et un moulin. Ce moulin, qui existait encore en 1840, servait à faire mouvoir des mécaniques. Le cabaret de Madame Grégoire était situé le long de la Bièvre au 41 de la rue Croulebarbe. Le chansonnier Béranger, Victor Hugo, Châteaubriand, Lamartine, le marquis de Lafayette, Alfred de Musset, Gérard de Nerval et bien d’autres personnalités fréquentèrent ce lieu de plaisir. Ce cabaret... à l’époque, c’est une guinguette ! Chez la Mère Grégoire, on trouve tout ce qu’un citadin désire. D’abord la campagne : autour du moulin Croulebarbe, on trouve le champ de l’Alouette, le terrain aux Lapins et l’ile aux singes qui accueille même parfois des volées de canards sauvages. Ensuite, chez la Mère Grégoire, on est près des barrières, le vin de contrebande y est probablement servi et puis il y a toujours deux ou trois violons pour faire danser les filles. En 1826, “ l’assassinat de la bergère d’Ivry ”, Aimée Millot, par un soupirant éconduit, fit grand bruit. Aussi la rue Croulebarbe fut-elle longtemps ”gratifiée” d’une sinistre notoriété. Longtemps après ce drame, les promeneurs viendront se recueillir devant une croix de bois dressée rue Croulebarbe en souvenir de celle qu’on appelait la Bergère d’Ivry. Romantisme naissant ou morale en devenir... on y avait gravé “ à la vertu ”. " . Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac ! Les photos ont été prises ici. Vers 1910 - mai 2009 |
