| Angle avenue Rapp et rue Saint Dominique
Exception faite de la signalisation routière, le croisement de l’avenue Rapp et de la rue Saint Dominique n’a pas connu de réels changements depuis 100 ans. A cet endroit du 7ème arrondissement, très dégagé et à proximité de la Tour Eiffel, se croisent aussi l’avenue du Bourdonnais, parallèle au Champ de Mars, l’avenue Joseph Bouvard, perpendiculaire au Champ de Mars, ainsi que des rues qui portent, par pêché d’orgueil, l’appellation d’avenues : Emile Pouvillon et Barbey d’Aurevilly. Gérard Durand ajoute qu’" La rue Saint Dominique n’était qu’un chemin nommé anciennement chemin de la longue Raye (1355), chemin des Treilles (1433), chemin Herbu ou chemin Herbu des Moulins à vents (1523), chemin de l’Oseraie (1527), chemin du Port (1530), rue des Vaches, rue aux Vaches, chemin aux Vaches (1542), parce que les vaches du Faubourg Saint-Germain passaient par-là pour aller paître au Pré aux Clercs, chemin de la Justice puisque que le siège de la juridiction de l’abbaye Saint Germain des Prés était établi à l’extrémité de ce chemin, chemin des Charbonniers. En 1631, les Jacobins de l’ordre de Saint Dominique se fixèrent en cet endroit; ces religieux obtinrent la permission de l’abbé de Saint Germain des Près de faire sceller aux deux extrémités de cette rue deux tables de marbre, sur lesquelles on sculpta en gros caractères l’inscription suivante : rue Saint Dominique jadis des vaches. A cette époque apparaissent les clos et les premières maisonnettes, la rue Saint Dominique en est l’axe principal. Jusqu’en 1838, cette rue était divisée en deux parties séparées par l’esplanade des Invalides. La première appelée rue Saint Dominique-Saint Germain, qui commençait à la rue des Saints Pères, la seconde nommée rue Saint Dominique au Gros Caillou. Pourquoi le Gros caillou? Sans doute par référence à une borne qui délimitait les deux censives des abbayes de Saint Germain des Près et de Sainte-Geneviève qui se partageaient la plaine de Grenelle. Ce gros caillou se serait trouvé à la hauteur de l’intersection de la rue Cler et de la rue Saint Dominique. Chaque portion de la rue Saint Dominique avait un numérotage particulier. En 1838, cette division a été supprimée. Cette rue a beaucoup souffert des destructions survenues lors des divers percements et élargissements. Elle a ainsi vu disparaître un certain nombre d’hôtels particuliers avec l’avancée des boulevards Saint Germain, Raspail, et plusieurs maisons anciennes au cours des travaux liés au boulevard Latour-Maubourg, à l’avenue Bosquet et à ceux des rues de Bellechasse, Malar, Nicot et Cler : l’hôtel de Luynes et de Chevreuse ont été démolis lors du percement du boulevard Raspail et de la rue de Luynes, l’hôtel de la tour d’Auvergne, le Pavillon de Chartres". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac ! Les photos ont été prises ici. Vers 1900 - avril 2007 |
