| Angle rue de Seine et rue Jacob
Les clichés montrent la perspective qu’offre la rue de Seine (6ème arrondissement), ainsi nommée parce qu’elle rejoignait la Seine. On ne peut plus apercevoir le fleuve, caché par ce bâtiment imposant qu’est l’Institut de France. La rue Jacob débute à gauche, à l’époque par le numéro 2, aujourd’hui disparu. On y trouvait l’hôtel Cronstadt où a séjourné Louise Michel de 1897 à 1904, à l’époque à laquelle a été pris le cliché ancien et un an avant son décès à Marseille. C’est maintenant un mini square, idéal pour une petite halte dans un quartier chiche en espaces verts. Gérard Durand ajoute que "la partie de la rue de Seine comprise entre le quai Malaquais et la rue de Buci n’était anciennement qu’un chemin nommé chemin du Pré-aux-clercs, de la porte de Buci à la Seine, de la porte de Buci au Pré-aux-clercs, du chemin du Pilori au Pré-aux-clercs. Vers 1510, on la nomma rue de Seine, elle porta un temps le nom de rue du Sénat en 1867. Cette voie publique ne fut pavée qu’en 1545. Sauval nous apprend qu’elle porta le nom de Dauphine, en raison de l’hôtel Dauphin qui avait été habité par Louis de Bourbon, dauphin d’Auvergne. L’histoire est autre pour la partie comprise entre la rue de Buci et celles du Petit-Lion et du Petit-Bourbon. Dès l’année 1662, on avait conçu le projet de prolonger la rue de Seine jusqu’à la rue de Tournon. Dans un acte de 1779 relatif à l’hôtel de Condé, il est parlé de la rue du petit-Bourbon, autrefois ruelle de Saint-Sulpice. La rue du petit Bourbon a pris vraisemblablement son nom de Louis de Bourbon, duc de Montpensier. Son hôtel occupait l’espace renfermé entre les rues de Tournon et Garancière. En 1792, elle prit la même dénomination que la rue du Petit-Lion, dont elle forme le prolongement. En 1793, on la désigna sous le nom de rue du 31 Mai, pour rappeler la chute des Girondins. En 1815, elle reprit son premier nom de rue du Petit-Bourbon. Dans la 2ème partie de la rue de Seine ont été confondues la rue du Brave, qui communiquait de la rue des Quatre-Vents à celle du Petit-Lion (son étymologie est inconnue), et l’impasse des Quatre-Vents qui avait son entrée dans la rue du même nom. Elle aboutissait à la foire Saint-Germain (l’actuel marché de Saint-Germain-des-Prés). Henri III prenait souvent plaisir à se promener à la foire Saint-Germain. Saint-Vincent-de-Paul habita de 1610 à 1612 rue de Seine, ainsi que D’Artagnan avant de s’installer rue du Bac, Baudelaire, George Sand, Armande Béjart, Claude Navier, Adam Mickiewicz. La rue Jacob doit son nom à l’hôtel de Jacob que la reine Marguerite de Valois, première femme de Henri IV, avait fait voeu de bâtir. Cette reine l’accomplit par la construction du couvent et de l’église des Petits-Augustins. Ce ne fut qu’en 1640 que cette rue fut bâtie. Le Pelletier habita rue Jacob, ainsi que Condorcet et Firmin Didot. Dans cette rue, entre le numéro 43 et l’hôpital de la Charité (emplacement de l’actuelle Nouvelle Faculté de médecine), était située la rue des Deux-Anges qui se terminait par un retour d’équerre à la rue Saint-Benoît. Cette voie publique devait sa dénomination à deux statues d’anges, placées aux encoignures de la rue Jacob. Elle a été supprimée en 1839". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac ! Les photos ont été prises ici. Vers 1900 - Avril 2007 |
